Dans mon précédent article consacré à Samain et à Halloween, nous avons vu pourquoi la fin octobre est une période où le lien avec nos défunts semble plus facile à percevoir. Aujourd’hui, on passe de la compréhension à la pratique : le 1er et le 2 novembre approchent, et c’est le moment idéal pour poser un geste simple, sincère, qui honore ceux que vous aimez et qui ouvre un espace pour recevoir leurs messages.
Toussaint, Jour des Morts : deux dates, une même intention
Le 1er novembre, c’est la Toussaint. Dans la tradition chrétienne, elle honore l’ensemble des saints. Le lendemain, le 2 novembre, c’est le Jour des Morts, consacré au souvenir de tous les défunts. En France, ces deux journées sont souvent confondues : on fleurit les tombes, on se rend au cimetière, on allume des bougies, on se retrouve en famille. Cette année, la Toussaint tombe un dimanche, ce qui laisse à beaucoup d’entre nous le temps de la vivre vraiment.
Ailleurs dans le monde, la même période est célébrée de façons très différentes, parfois colorées et joyeuses, comme au Mexique avec le Día de los Muertos, où l’on dresse des autels remplis de photos, de fleurs et de plats préférés des disparus. Les formes changent, mais le message est le même : nos morts ne sont pas oubliés, et le lien d’amour continue.
La Toussaint a-t-elle une signification spirituelle ?
Au-delà de la dimension religieuse, la Toussaint a une signification spirituelle profonde que l’on peut vivre quelles que soient ses croyances. Elle nous invite à ralentir, à regarder en face ce que nous avons du mal à regarder le reste de l’année : la mort, l’absence, la mémoire, la continuité de l’âme.
Dans ma lecture de médium, c’est un moment de passage. Un seuil, comme l’était Samain pour les Celtes. La nature se met en retrait, la lumière baisse, et notre monde intérieur devient plus audible. C’est naturellement une période où l’on pense davantage à ceux qui ne sont plus là, où les souvenirs remontent, où l’on se sent parfois plus sensible. Cette ouverture n’est pas une faiblesse : c’est une porte entrouverte, que l’on peut choisir d’accueillir avec douceur.
Les signes d’un proche défunt qui se manifeste
Beaucoup de personnes me demandent comment reconnaître qu’un proche disparu cherche à entrer en contact. Les signes sont rarement spectaculaires. Ils passent par ce qui est personnel, familier, signifiant pour vous.
Une odeur qui surgit sans source : un parfum, une cuisine, un tabac, une eau de Cologne.
Un rêve très net, paisible, dont on se réveille avec un sentiment de douceur.
Une synchronicité : une chanson qui passe au moment où vous pensez à la personne, un chiffre ou une date qui revient, un objet qui se déplace ou réapparaît.
Un signe de la nature : une plume sur votre chemin, un papillon ou un oiseau qui s’attarde près de vous, un animal qui vous regarde plus longtemps que d’habitude.
Une sensation de présence : une chaleur, un frisson doux, l’impression d’une main posée sur l’épaule.
Une pensée soudaine : le visage d’un proche, une phrase qu’il disait, un souvenir d’une netteté inhabituelle.
Un point important : un signe sincère laisse généralement une impression de paix, de réconfort, d’amour. S’il vous inquiète ou vous angoisse, c’est que quelque chose en vous a besoin d’être apaisé, et ce n’est pas lui qu’il faut craindre, mais votre émotion qu’il faut accueillir.
Un message d’un défunt : comment le recevoir ?
On imagine souvent qu’un message d’un défunt arrive sous forme de phrases claires, comme une conversation. Dans mon expérience, ce n’est pas ainsi que cela se passe. Le message est plutôt une impression, une image, un sentiment, une émotion, parfois un mot ou un symbole. Il demande de l’écoute, de la patience, et surtout de ne pas chercher à l’obtenir de force.
Plus on essaie de provoquer un signe, plus on se tend. Plus on se détend, plus on laisse de la place. C’est tout l’enjeu du petit rituel que je vous propose ci-dessous : créer un cadre calme et sincère, sans attente, et laisser venir ce qui doit venir.
Un rituel simple pour honorer ses défunts les 1er et 2 novembre
Vous n’avez pas besoin de matériel compliqué, ni de connaissances particulières. Ce rituel peut se faire seul·e, chez vous, en une vingtaine de minutes.
Ce dont vous avez besoin : une bougie, une photo ou un objet qui évoque la personne, un verre d’eau, un carnet et un stylo. Si vous le souhaitez, une fleur, ou un petit plat qu’elle aimait.
Le 1er novembre, jour de l’honneur et du souvenir
Choisissez un moment calme, de préférence en fin de journée. Installez votre petit coin de souvenir sur une table ou une étagère : la photo, la bougie, le verre d’eau, la fleur.
Allumez la bougie en pensant à la personne. Dites son prénom, à voix haute ou dans votre cœur. Remerciez-la pour ce qu’elle vous a apporté : un trait de caractère, un conseil, une façon d’aimer, un souvenir précis. Prenez le temps de vraiment sentir cette gratitude dans votre corps.
Si des émotions remontent, laissez-les passer. Pleurer, sourire, soupirer : tout est juste. Restez quelques minutes en silence, sans rien demander.
Avant de souffler la bougie, dites simplement : « Merci d’avoir été dans ma vie. Je t’honore. Que la paix soit avec toi. »
Le 2 novembre, jour de l’écoute et de la parole
Le lendemain, rallumez la bougie. Cette fois, prenez votre carnet. Écrivez à la personne comme dans une lettre : ce que vous n’avez pas eu le temps de lui dire, ce que vous aimeriez lui demander, ce que vous avez besoin de déposer, de pardonner ou de lui pardonner.
Une fois votre lettre terminée, posez le stylo, fermez les yeux, respirez lentement. Laissez venir ce qui vient : une image, une sensation, un mot, ou rien du tout. Ne cherchez pas à interpréter tout de suite. Notez simplement dans votre carnet ce que vous avez ressenti, même si cela vous semble anodin.
Terminez en remerciant. Vous pouvez garder la lettre, ou la brûler avec intention en toute sécurité, en pensant à la laisser partir vers l’invisible.
Dans les jours qui suivent, restez attentif·ve aux petits signes. Parfois, la réponse arrive quelques jours plus tard, sous une forme inattendue.
Si vous ne ressentez rien, ce n’est pas un échec
Il est important de le redire : ne rien percevoir ne signifie ni que votre proche est absent, ni que vous manquez de sensibilité. Chaque personne a son propre langage, et chaque lien a son rythme. Certains messages se révèlent des semaines, parfois des mois plus tard, avec du recul. Le geste d’honorer, lui, a déjà de la valeur en lui-même : il apaise, il relie, il fait du bien.
Un mot sur le deuil
Cette période réveille parfois beaucoup de tristesse. Si votre deuil est récent ou particulièrement douloureux, ne restez pas seul·e avec ce poids. Entourez-vous de personnes bienveillantes, et n’hésitez pas à demander l’aide d’un professionnel de santé si la souffrance devient trop lourde. Une consultation avec un médium peut apporter du réconfort, mais elle ne remplace pas un accompagnement psychologique quand il est nécessaire.
Communiquer avec ses défunts : se faire accompagner par un médium
Si vous avez besoin d’aller plus loin, il est possible de communiquer avec ses défunts avec l’aide d’un médium. Mon rôle est de vous accueillir avec écoute et respect, de me mettre à l’écoute de ce que je reçois, et de vous le transmettre avec justesse et bienveillance. Je ne peux pas vous garantir qu’un message précis viendra : cela ne dépend pas de moi, mais de la volonté de l’âme concernée et du moment juste. Ce que je peux vous promettre, c’est un cadre sincère et sécurisant.
Je propose des consultations de médiumnité et de guidance par téléphone, accessibles depuis chez vous, que vous soyez à Lille, dans le Nord, dans les Hauts-de-France ou n’importe où ailleurs en France. Un échange par téléphone permet de se poser dans un cadre familier, sans déplacement, et d’ouvrir plus facilement son cœur.
Si vous souhaitez aussi relâcher les émotions liées à une perte, un soin énergétique peut vous apporter détente et apaisement. Et si vous désirez honorer un lien ou un passage de votre vie par une création visuelle, la Peinture d’Âme est une œuvre canalisée, unique, qui traduit en couleurs et en symboles ce que votre âme traverse.
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En conclusion
La Toussaint et le Jour des Morts ne sont pas des journées tristes par nature. Ce sont des journées d’amour qui continue. En allumant une bougie, en prononçant un prénom, en écrivant quelques lignes, vous rappelez à vos proches disparus, et à vous-même, que ce qui a été vécu ensemble ne s’efface pas. Et si, au détour d’une odeur, d’un rêve ou d’un petit signe discret, vous sentez leur présence, accueillez-la comme un cadeau.
Caroline Hofman, peintre médium canal